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mercredi 16 décembre 2009

Chronique : Blitzen Trapper - Furr (2008)

Ne pas se fier à la pochette de l'album et à son lettrage ! Avec les Blitzen Trapper on a pas affaire à un groupe de hard rockers... Venu de Portland (Oregon) le groupe est un sextet composé d'Eric Earley (guitare/chant), Erik Menteer (guitare), Brian Adrian Koch (batterie), Michael VanPelt (basse), Drew Laughery (clavier), et Marty Marquis (guitare/claviers). Ce Furr est leur 4e album, le premier chez Sub Pop, les trois premiers étant parus sur Lidkercow.
Ce nouvel effort est un album aux multiples facettes, le groupe prenant un soin tout particulier à varier les ambiances même si la tonalité générale renvoie largement aux seventies.
Ainsi le glam rock de l'introductif "Sleepytime In The Western World" (splendide break à mi morceau) ramène aux albums de Mott The Hoople tant dans les harmonies vocales que dans le son des guitares (on pense aussi curieusement au Love Is All de Roger Glover et Butterfly Ball mais là on a du mal à se l'expliquer...). Ce morceau, tube en puissance, aurait été dans un monde idéal diffusée en boucle sur les ondes. Ce goût pour le glam transparaît sur de nombreuses pistes de l'album ("War On Machines" entre autres) mais n'est pas la seule influence des Blitzen Trapper.
Des morceaux comme "Furr", "Stolen Shoes And A Rifle" ou le très dylanien "Lady On The Water" voit le groupe partager la même passion pour le folk que feu les anglais de The Eighteenth Day Of May, cultivant ce goût immodéré pour les mélodies ciselés.
Pour autant, les Blitzen Trapper n'ont pas la prétention de se poser comme un groupe de puristes et parsèment à l'occasion leurs compositions de sonorités électroniques jamais envahissantes, apportant un cachet tout particulier et contribuant à ce que ces morceaux s'intègrent durablement dans l'esprit de l'auditeur ("Gold For Bread" ; "God & Suicide" ; "Black River Killer"). Seul un "Saturday Nite" assez médiocre vient pondérer nos propos et ce malgré de belles parties de guitares rythmiques.
Même quand le groupe s'engage dans la voie toujours risquée de la ballade larmoyante ("Not Your Lover" ; "Echo /Always On / Easy On"), il prend soin de ne jamais franchir la barrière du bon goût même s'il ne s'agit pas ici des meilleurs pistes du disque.
Sur des tempos plus enlevés, les Blitzen Trapper font souffler le chaud et le froid entre un "Fire & Fast Bullets" où la comparaison avec Supergrass ne se fait pas à leur avantage et un "Love U" enthousiasmant où Earley s'époumonne sur une rythmique bien lourde...
Au final malgré quelques petits défauts, ce Furr, à la production soignée, est une excellente découverte, le genre de disque attachant qu'on réécoutera toujours dans quelques années avec le même plaisir. Un peu à l'image des disques de The Shins, autre groupe de Portland, également signé chez Sub Pop (dont on recommande au passage les excellents Chutes Too Narrow et Wincing The Night Away).

Frank
http://www.myspace.com/blitzentrapper

tracklisting :

01-"Sleepytime in the Western World"
02-"Gold for Bread"
03-"Furr"
04-"God & Suicide"
05-"Fire & Fast Bullets"
06-"Saturday Nite"
07-"Black River Killer"
08-"Not Your Lover"
09-"Love U"
10-"War on Machines"
11-"Stolen Shoes & a Rifle"
12-"Echo/Always On/EZ Con"
13-"Lady on the Water"





mercredi 1 juillet 2009

Héros Oubliés : Eric Andersen - 'Bout Changes & Things (1966)

Quand on parle de folk, qui plus est américain, et ce au beau milieu des années soixante, c'est le nom de Dylan qui vient immédiatement à l'esprit. Loin de minimiser l'importance de Mr Zimmermann, force est de reconnaître qu'on en oublierait presque certains de ses contemporains. Il en est ainsi d'Eric Andersen, un des grands oubliés des sixties.
Né à Pittsburgh en Pennsylvanie mais élevé à New York, Eric Andersen s'emballe très jeune pour le blues et la country. Il décide de se lancer en 1964 dans les clubs de Greenwich Village. Les critiques sont dythirambiques, ses prestations lui valant le surnom (ridicule) de "nouveau Dylan". Vite signé chez Vanguard, il publie moins d'un an après son premier album Today Is The Highway. Pour autant c'est ce second album en 1966 chez Warner qui asseoira sa renommée récente.
A la différence de nombre de ses contemporains, Eric Andersen n'est pas très versé dans la protestation sociale. Une des rares concessions à l'air du temps, est ce "Thirty Boots" offert à un ami défenseur des droits civiques et dont Judy Collins fera un tube.
Pour le reste Eric Andersen possède sans doute l'écriture la plus poétique et romantique qu'il nous a été donné d'entendre sur un disque de folk. Curieusement cela donne un côté très anglais à ses compositions, un comble pour un artiste de folk new yorkais.
Outre "Thirsty Boots", l'autre grand tube du disque est ce "Violets Of Dawn" sur lequel surnage le romantisme de son auteur : Your eyes are like swift fingers / Reaching out into the pockets of my night / Oh whirling twirling puppy-warm / Before the flashing cloaks of darkness gone / Come see the no colors fade, blazing / Into petaled sprays of violets of dawn.
Le disque se caractérise par un son très dépouillé : Eric Andersen y joue seul de la guitare (acoustique bien sur) et de l'harmonica, quelquefois secondé par un second guitariste ("Violets Of dawn" ; "Close The Door Lightly When You Go") ou d'une basse ("That's Alright Mama" ; The Hustler"). Ce côté minimaliste associé à l'extrême sensibilité d'écriture d'Andersen concourt à rendre ce disque d'une beauté sans grand égale sur la scène folk.
Variant les tempos afin d'éviter les temps morts, à l'image de l'enchaînement entre le dynamique "The Hustler" et la ballade "Cross Your Mind", le disque s'écoute sans aucune lassitude.
Andersen se paye même le luxe d'offrir à l'auditeur avec "I Shall Go Unbounded" son propre "Like A Rolling Stone", à la différence qu'Andersen n'a lui pas encore succomber aux charmes de la fée électricité.
Parmi les douze joyaux qui composent ce très bel album, deux reprises sont à signaler : une relecture épurée de "That's Alright Mama" d'Arthur Crudup et "Champion At Keeping Them Rolling" de Ewan McColl (un chanteur britannique engagé).

Les morceaux de ce disque, outre Judy Collins, seront repris entre autres par The Blues Project, The Grateful Dead ou Johnny Cash.

Par la suite et à l'exception de 'Bout Changes & Things Take 2 (disque électrique sans grand intérêt), Eric Andersen continuera à enregistrer de bons disques, notamment More Hits From The Can Alley (1968) et Blue River (1973) mais rien n'égalera la pureté de ce 'Bout Changes & Things.
Le folk étant remis au goût du jour ces temps-ci, il n'était que justice de rendre hommage à l'un de ses plus grands interprètes.

Frank

L'album est en écoute sur deezer :
http://www.deezer.com/fr#music/album/327680

PS : Eric Andersen, à maintenant 66 ans, continue de tourner...

Tracklisting :

1. "Violets of Dawn" – 3:50
2. "The Girl I Love" – 3:00
3. "That's All Right Mama" (Arthur Crudup) – 2:28
4. "Thirsty Boots" – 5:55
5. "The Hustler" – 4:02
6. "Cross Your Mind" – 4:57
7. "I Shall Go Unbounded" – 6:14
8. "Champion at Keeping Them Rolling" (Ewan MacColl, Traditional) – 2:43
9. "Hey Babe, Have You Been Cheatin'" – 3:08
10. "Blind Fiddler" – 5:12
11. "Close the Door Lightly When You Go" – 3:30
12. "My Land Is a Good Land" – 2:58

samedi 2 mai 2009

Oldies but goodies : Beck - Sea Change (2002)

Un "oldie" des années 2000 ? Oui, pourquoi pas ? Après tout, il faudra bientôt faire de bilan de la décennies "00"...
Beck, donc, ou les caprices de la mode. En 1993, lorsque le californien débarque avec "Loser", il met tout le monde à genoux. Tube bricolé, refrain sardonique, rythmique rouillée mais imparable : "Loser" a tout bon. Avec Odelay (1996), Beck s'impose. Entre pop cubiste, folk antédiluvien et collages electro, Odelay refuse de choisir et, de ce fait, se révèle comme un des disques indispensables des années 90. Dès lors, le blondinet a la critique et le public dans sa poche et ses productions sont encensées de façon systématiques Les louanges sont méritées pour le très beau Mutations (1998). On se demande ce qui a pu motiver tant d'enthousiasme pour Midnight Vultures (1999), étrange exercice de style funky, dont le mauvais goût peut soit réjouir soit fortement agacer...
C'est à ce moment là que la bulle éclate pour Beck. D'artiste intouchable, il devient légèrement ringard. Un peu comme Björk...
Hélas, ce retournement de tendance parasite la réception, en 2002, de Sea Change. L'album est jugé parfois négativement : trop maniéré, cachant ses faiblesses derrière l'écran sonore élaboré par Nigel Godrich, Sea Change déçoit quelque peu.
Tout faux, bien sûr. Ce disque est un must ! Entouré de la crème des musiciens, secondé par un Godrich qui vient recoller les morceaux (de nombreux producteurs se sont succédés au chevet d'un album dont la naissance fut délicate), Beck livre un disque étonnant. A l'écoute de Sea Change, on a le sentiment d'assister à une apocalypse tranquille, à un tremblement de terre filmé au ralenti. Coup de génie : enregistrer un disque sombre, mélancolique, cafardeux, mais sans jamais tomber dans le pathétique. Beck, tout au long de l'album, semble étrangement en retrait, détaché, et sussure, l'air de rien, des paroles d'une noirceur totale. Morceau après morceau, il est question de mort, de paysages désolés, de tombeaux, de larmes. L'espoir est bien maigre : " There's distant lights but here they're far and few/And the sun don't shine even when it's day". On nage en pleine nervous breakdown..., mais jamais Beck ne râle ni ne geint. Le désespoir, réel ou joué, est servi glacé.
D'où la joliesse des chansons, les afféteries de la production (touches fugaces de glockenspiel, de slide guitar, de clavier), les rythmiques moelleuses... Pas question de se laisser aller. Ce mixte de noirceur et d'élégance, Serge Gainsbourg l'a popularisé, et il n'est guère étonnant que Beck rende hommage au maître avec le sublime "Paper Tiger". Les basses, les arrangements de cordes, les guitares acides, tout, dans ce morceau, rappelle Gainsbourg. Tout, y compris le talent. Loin de photocopier l'original, Beck donne sa version, sa re-création de l'univers de Melody Nelson. C'est superbe.
Outre "Paper Tiger", Sea Change regorge de pépites. Les éclairs de slide de "The Golden Age" ou de "Lonesome Tears" illuminent le disque. Plus loin, les depouillées "Lost Cause" ou "It's All In Your Mind" sont des merveilles de folk délavé. Avec "Round The Bend", Beck tente le grand écart. La guitare et la voix s'inspirent ostensiblement de Nick Drake, les cordes, elles, magnifiques, évoquent les atmosphères d'Angelo Badalamenti. Avec ce superbe morceau, on a l'impression de rouler au ralenti sur Mulholland Drive. Quasi immobile, "Round The Bend" hypnotise. C'est du grand art.
Vous l'avez compris, Sea Change est indispensable...

Mr. Pop

(http://www.myspace.com/beck)

samedi 7 mars 2009

Héros Oubliés : The Eighteenth Day Of May (2005)

Si on chronique ce disque dans la rubrique Héros Oubliés, c'est pour tout un ensemble de raisons. Tout d'abord, ce groupe londonien (!) avait sorti un maxi, peu avant la sortie de l'album, qui avait été acclamé par la critique anglo-saxonne. Cela n'avait pourtant pas empêché le groupe de tomber dans l'oubli...
Ensuite, il nous paraissait que justice de parler de ce disque au moment où Fleet Foxes remporte tous les suffrages. Non pas que cela soit immérité selon nous mais cela confirme que dans le genre folk mélodique et bucolique, les Eighteenth Day Of May sont malheureusement arrivés trop tôt.
Enfin on a appris il y a peu que le groupe splittait...
Composé de six membres, ce combo anglais ravive le souvenir du folk tel qu'il était pratiqué dans les années 70's de part et d'autre de l'Atlantique. Mais le groupe y adjoint des mélodies pop renversantes et un zest de psychédélisme qui confèrent à cet album éponyme, malgré son charme parfois suranné (old-fashionned dirons les anglais) une fraîcheur et un enthousiasme non feint. La voix d'Allison Brice y est pour beaucoup.
Agrémentant leurs morceaux de divers instruments (guitare sèche, mandoline, flûte, sitar, harmonica et même harmonium sur le superbe "Hide + Seek"...) les Eighteenth Day Of May redonne des couleurs au genre et font preuve d'une réelle maîtrise et d'un talent d'écriture certain.
Chaque face débute par une longue plage (plus de six minutes) presque pastorale : "Eighteen Days" en face A et "Lady Margaret" en face B. Pour autant, le groupe n'en oublie pas d'insérer des morceaux plus enlevés comme "Sir Casey Jones" ou "The Highest Tree" ; de purs moments folk avec "Hide + Seek" ou carrément pop comme sur le délicat "Deed I Do", à la ligne de basse remarquable et où la voie d'Allison Brice atteint des sommets.
Le reste des morceaux est de qualité égale, regorgeant de petites trouvailles permettant de ne pas laisser l'auditeur s'enfermer dans toute forme de lassitude : les percussions de "Cold Early Morning" ou le country "Monday Morning's No Good Coming Down" chanté par le guitariste Ben Phillipson et évoquant les Byrds.
Au final, on a un album cohérent, bon de bout en bout et qui procure toujours énormément de plaisir à l'écoute, quatre ans après sa sortie. N'est-ce pas d'ailleurs là la caractéristique d'un grand album : passer avec succès l'épreuve du temps ?
A ce titre The Eighteenth Day Of May méritait sans doute bien mieux que l'oubli dans lequel il est tombé.

Mr.Rock

(http://www.myspace.com/theeighteenthdayofmay)


dimanche 28 septembre 2008

Chronique : Fleet Foxes - Fleet Foxes (2008)

Faut-il tuer tous les hippies ? Faut-il brûler Mai 68 ? Voilà autant de questions que l'on oublie bien vite de se poser à l'écoute de ce premier album éponyme du groupe Fleet Foxes.
En effet, la nouvelle signature du label Sub Pop, bien que laissant transparaître une indéniable influence du folk seventies, évite le piège de la caricature grâce à la fraicheur et l'authenticité qui se dégagent de chaque morceau de l'album.
A l'image de la pochette de ce dernier, illustrée par une oeuvre du peintre flamand Bruegel, la musique de Fleet Foxes est d'une modestie et d'une humilité dignes des toiles figuratives de l'époque, mais dissimule une réelle complexité dans sa composition parfaitement équilibrée.
Ainsi, débarassé du poids d'influences trop marquées car parcimonieusement distillées (le groupe doit en réalité autant à Dylan, Neil Young et sa bande du Crazy Horse ou Arcade Fire qu'à Simon & Garfunkel), Fleet Foxes parvient à surprendre l'auditeur par la spontanéité et l'économie de moyens apparentes , toutes deux mises à la dispositions de compositions particulièrement surprenantes.
L'auditeur se laisse emporter par ces hymnes pastoraux sauvages et lyriques (tels le morceau de bravoure de l'album He doesn't know why et le hit bien nommé White Winter Hymn, single imparable, idéal pour se préparer aux rigueurs de l'Hiver à venir) évoquant Neil Young et sa bande du Crazy Horse, ces "nursery rhymes" mélancoliques mais intemporelles (Tiger Mountain Peasant Song) , et ces ballades folk éthérées dotées d'arrangements vocaux et musicaux célestes (Sun It Rises, Quiet House).
Le travail vocal des chansons, sur lequel plane l'ombre de Brian Wilson, est en effet omniprésent, et confère à l'ensemble un petit supplément d'âme traduisant la générosité et la spontanéité dont fait preuve Fleet Foxes.
Ainsi, la simplicité et l'authenticité "rurale" du folk des Foxes ne peuvent guère laisser indifférent, donnant envie de s'allonger dans l'herbe (celle avec de la chlorophylle, est-il besoin de le préciser ?), de goûter l'instant présent et d'admirer tranquilement le firmament constellé d'étoiles ...
Le premier album des Fleet Foxes arrive à point nommé, à l'heure où même vos voisins de palier ont envie de faire de la folk, rappelant que la longévité de ce "genre" musical doit moins aux influences autoproclamées de ses supposés défenseurs qu'à la spontanéité, la fraicheur et l'authenticité de ses vrais représentants.

(Mr Indie)

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Maintenant j'imagine qu'une question, essentielle voire existentielle, vous taraude : Who The Fuck Are They ? Laissez moi vous conter une histoire...
Il était une fois trois amis quelque peu "désoeuvrés", fans de musique, déçus de la presse musicale et qui un jour se sont dit : pourquoi pas nous? Puisque l'on ne trouve pas ce que l'on cherche dans la presse pourquoi ne pas animer nous même notre blog musical? Ainsi avec nos défauts mais aussi notre enthousiasme, ce blog a vu le jour. Votre serviteur qui chaque mois dépense plus en disques qu'en nourriture et mes acolytes qui à l'occasion viennent contrebalancer mes penchants pour le rock saignant... Mr Pop, nutritionniste qui défend l'idée que l'apport journalier d'une pop racée et sucrée peut lutter efficacement contre le diabète et réduire l'apparition des caries. Et Mr Indie, psychiatre, convaincu des vertus du bruit blanc pour lutter contre la schizophrénie, méthode testée sur lui même avec succès... Désireux de s'ouvrir sur le monde et pour faire face aux productions de plus en plus épisodiques de Mr Pop et Mr Indie, l'équipe a été rejointe par d'autres intermittents du spectacle : - le délicieux Mr Cocktail qui passe des heures sur internet, entre deux siestes, à traquer de quoi alimenter ses billets d'humour, - Mr Bof autre cerveau malade, amoureux du cinéma bis et qui nous fait partager sa passion pour les musiques de films, - John The Revelator, historique lecteur du blog, qui est passé temporairement de l'autre côté et qui doit depuis lutter contre sa timidité maladive pour offrir de nouveaux articles... Frank